Tumeur cerebrale

Added 16/6/2011

 

Les tumeurs cérébrales

(tumeurs intracrâniennes de l'adulte).

 

[?] Qu'est-ce que c'est ?:

 

Les tumeurs intracrâniennes regroupent toutes les tumeurs bénignes ou malignes qui se trouvent dans la boîte crânienne et qui se développent aux dépens du cerveau ou des structures anatomiques voisines : méninges, nerfs crâniens, hypophyse...

La classification de ces tumeurs est complexe mais peut être résumée comme suit :

Les tumeurs intracérébrales, en général malignes

  • Glioblastomes malins, surtout après 50 ans ;
  • Astrocytomes bénins histologiquement mais très infiltrants ;
  • Médulloblastomes malins (surtout chez l'enfant) ;
  • Paragliomes (épendymome, kystes colloides, papillomes des plexus choroides, pinéalomes) ;
  • Hémangioblastome cérébelleux bénin ;
  • Métastases cérébrales (bronches surtout mais aussi sein, rein, mélanome, rectum, estomac, thyroïde, organes génitaux)

Les tumeurs extra-cérébrales en général bénignes et curables par la neurochirurgie:

  • Méningiomes ;
  • Neurinome de l’acoustique ;
  • Adénome de l'hypophyse ;
  • Cranio-pharyngiomes

La fréquence relative des différents types de tumeurs intracrâniennes est approximativement la suivante :

  • Gliomes : 45% ;
  • Adénomes hypophysaires : 15% ;
  • Méningiomes : 15% ;
  • Neurinomes : 5 %

 

[?] Les signes de la maladie:

 

La symptômes des tumeurs intracrâniennes dépendent du lieu où elles se développent. Ils résultent de la destruction, de l'envahissement ou de la compression du tissu cérébral par la tumeur.

Le médecin évoque la possibilité d'une tumeur intracrânienne devant des symptômes neurologiques d'installation progressive.

Ces symptômes dépendent du siège de la tumeur et on pourra constater :

  • Un syndrome frontal en cas de tumeur (méningiome, gliome) développée au niveau du lobe frontal : hémiplégie progressive, crises épileptiques, modifications psychiques (inattention, perte de motivation), aphasie, démarche ataxique, mictions impérieuses...;
  • Un syndrome pariétal : convulsions généralisées, crises épileptiques focales sensitives, sens stéréognosique et sens des positions altérés, apraxie, anosognosie (inconscience du déficit corporel), déni de la maladie, troubles de la parole ;
  • Un syndrome temporal : épilepsie, crises psychomotrices ;
  • Un syndrome occipital : troubles visuels ;
  • Un syndrome neurologique complexe traduisant l'atteinte des voies motrices, sensitives ou les radiations optiques : hémiplégie du côté opposé à la lésion, troubles de la sensibilité de l'hémicorps opposé.

Une épilepsie focale ou généralisée, isolée ou associée à d'autres symptômes neurologiques, révèle parfois une tumeur des hémisphères cérébraux. Elle est surtout évocatrice chez le sujet de plus de 50 ans sans antécédent épileptique.

Des troubles mentaux (ralentissement intellectuel et de l'activité, somnolence, léthargie, difficultés de compréhension, modifications de la personnalité, troubles du comportement, altération des facultés mentales, épisodes psychotiques, troubles de l'humeur ou du caractère) peuvent également révéler une tumeur cérébrale et, s'ils sont isolés, être de diagnostic difficile. Les symptômes psychiques constituent les troubles initiaux dans 25% des tumeurs cérébrales malignes.

L'hypertension intracrânienne (céphalées, vomissements, troubles cérébelleux, paralysie du VI) est le résultat d'une tumeur qui prend du volume. Un oedème papillaire est constaté chez 25% des patients atteints de tumeur cérébrale. Elle peut aller jusqu'à l’enfoncement du cerveau dans la moelle.

 

[?] Examens et analyses complémentaires:

 

Les radiographies du crâne sont parfois évocatrices.
Le scanner est l'examen de choix pour le diagnostic des tumeurs cérébrales.

L'imagerie par résonance magnétique est plus sensible dans certaines localisations que le scanner.

La scintigraphie cérébrale est moins demandée actuellement.

L'angiographie est parfois utile.

 

[?] Traitement:

 

Le traitement de choix est chirurgical, quand c'est possible.
La radiothérapie est utile dans certaines tumeurs radiosensibles : médulloblastomes, pinéalomes, adénomes hypophysaires...

La chimiothérapie a fait de récents progrès.

Le traitement symptomatique de l'hypertension intracrânienne repose sur le Synacthène retard et la dérivation du liquide céphalorachidien par valve placée entre un ventricule cérébral et les cavités cardiaques (valve ventriculo-cardiaque ou ventriculo-péritonéale).

La radiochirurgie est parfois utilisée.

 

Quelques exemples:

Les méningiomes

Les neurinomes de l'acoustique (ou de la VIII° paire crânienne)

Les adénomes de l'hypophyse

Le craniopharyngiome

Il se développe à partir des vestiges du tractus pharyngo-hypophysaire.

Chez l'enfant, il provoque des signes d'hypertension intracrânienne, ou un retard staturopondéral.

Chez l'adulte il provoque des troubles visuels et des signes de déficit endocrinien.

Des calcifications sont parfois visibles sur les radios du crâne. La tomodensitométrie et surtout l'imagerie par résonance magnétique permettent le diagnostic.

Ce sont des tumeurs bénignes mais le traitement chirurgical est difficile en raison de la localisation. L'exérèse est complétée par la radiothérapie dans certains cas. Le traitement substitutif hormonal est définitif.

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La maladie de Mènière

Added 5/6/2011

"La maladie de Ménière"

 

La maladie de Ménière : qu’est-ce que c’est?

La maladie de Ménière (ou syndrome de Ménière) se caractérise par des crises récurrentes de vertige qui s’accompagnent de sifflements et de bourdonnements d’oreilles (acouphènes) et d’une baisse d’audition. Le plus souvent, une seule oreille est atteinte.

Il s’agit d’une maladie chronique. La fréquence des crises est très variable et imprévisible. La plupart des personnes atteintes ont quelques crises par an, mais certaines en ont plusieurs par semaine. Entre les crises, les périodes de rémission peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Ménière, mais les symptômes peuvent être soulagés efficacement dans la plupart des cas.

 

Causes:

La cause de la maladie de Ménière demeure inconnue. Il s’agit d’une maladie touchant l’oreille interne, c’est-à-dire la partie la plus profonde de l’oreille qui assure l’audition et l’équilibre. L’organe de l’ouïe, qui a la forme d’un escargot, est appelé la cochlée (ou limaçon). L’organe de l’équilibre s’appelle le vestibule (voir le schéma ci-dessus). La cochlée et le vestibule sont remplis d’un liquide, l’endolymphe.

Les symptômes de la maladie de Ménière seraient causés par un excès d’endolymphe dans l’oreille interne, désigné par le terme hydrops endolymphatique. L’endolymphe en excès augmente la pression dans l’oreille interne, ce qui empêche les sons d’être perçus correctement et brouille les signaux d’équilibre envoyés au cerveau. Ainsi, durant une attaque de vertige, des renseignements contradictoires parviennent au cerveau, comme si le corps était à la fois arrêté et en mouvement.

Les scientifiques ne savent pas ce qui cause l’augmentation de pression dans l’oreille interne. Plusieurs hypothèses ont été émises :
- réaction à une blessure à la tête ou à certaines infections;
- allergie ou intolérance alimentaire;
- dérèglement du système immunitaire (mécanisme auto-immun).

Pour l’instant, aucune de ces hypothèses n’a été formellement validée.

Évolution de la maladie:

La maladie se manifeste par des crises imprévisibles dont la fréquence varie. Au cours des premières années de la maladie, les attaques de vertige tendent à s’intensifier. Puis, avec le temps (de 5 ans à 10 ans), elles se font plus rares et leur intensité s’atténue progressivement.

Au début, une seule oreille est généralement atteinte, mais près de la moitié des personnes présentent des symptômes dans les deux oreilles au bout de quelques années.

 

Symptômes de la maladie de Ménière:

L’imprévisibilité des symptômes peut générer beaucoup d’appréhension et d’anxiété. Des activités quotidiennes, comme la conduite automobile, peuvent devenir risquées. En outre, même lorsque les crises disparaissent, des complications peuvent persister. Certaines personnes souffrent d’une perte d’audition ou de troubles de l’équilibre permanents et irréversibles. En effet, durant les crises répétées, des cellules nerveuses responsables de l’équilibre peuvent mourir et elles ne sont pas remplacées. Il en va de même pour les cellules responsables de l’ouïe.

Souvent, au début de la maladie, une série de crises survient sur une courte période, allant de quelques semaines à quelques mois. Les crises peuvent ensuite disparaître pendant plusieurs mois ou s’espacer.

Symptômes d’une crise:

En général, les symptômes durent de 20 minutes à 24 heures et entraînent un grand épuisement physique.

  • Une sensation de plénitude dans l’oreille et des acouphènes intenses (sifflements, bourdonnements), qui surviennent souvent en premier.
  • Un vertige intense et soudain, qui oblige à se coucher. On peut avoir l’impression que tout tourne autour de soi, ou qu’on tourne soi-même.
  • Une perte partielle et fluctuante d’audition.
  • Des étourdissements et des pertes d’équilibre.
  • Des mouvements rapides des yeux, non contrôlables (le nystagmus, en langage médical).
  • Parfois, des nausées, des vomissements et des sueurs.
  • Parfois, des maux de ventre et de la diarrhée.
  • Dans certains cas, le malade se sent « poussé » et chute brutalement. On parle alors de crises de Tumarkin ou de crises otolithiques. Ces chutes sont dangereuses en raison du risque de blessure.

Signes précurseurs:

Les crises de vertige sont parfois précédées de quelques signes précurseurs, mais elles surviennent le plus souvent de façon brutale.

  • Une sensation d’oreille bouchée, comme cela survient en haute altitude.
  • Une perte partielle d’audition accompagnée ou non d’acouphènes.
  • Un mal de tête.
  • Une sensibilité aux sons.
  • Des étourdissements.
  • Une perte d’équilibre.

Entre les crises:

  • Chez certaines personnes, des acouphènes et des problèmes d’équilibre persistent.
  • Au début, l’audition redevient généralement normale entre les crises. Mais très souvent une perte d’audition (partielle ou totale) permanente s’installe avec les années.

Facteurs de risque:

On ne connaît pas de facteurs de risque liés à cette maladie, mais il semble que les éléments suivants puissent déclencher des crises de vertige chez les personnes atteintes de la maladie.

  • Une période de stress émotionnel élevé.
  • Une grande fatigue.
  • Des changements de pression barométrique (en montagne, en avion, etc.).
  • L’ingestion de certains aliments, comme ceux qui sont très salés ou qui contiennent de la caféine.

 

Traitements médicamenteux:

Médicaments en cas de crise

Durant une crise, les médicaments contre la nausée (domperidone, dimenhydrinate : Gravol®) ou contre les vertiges (méclizine : Bonamine®) peuvent apporter un soulagement temporaire. Ils sont pris sous forme de comprimés, ou de suppositoires si la crise est trop importante. Des médicaments contre l’anxiété (benzodiazépines comme le Lorazépam, le diazépam, le sulpiride, la prochlorperazine) peuvent également calmer les symptômes de crise.

Traitement de fond:

Le traitement de fond a pour but de diminuer la fréquence des crises de vertige. Il n’est pas systématique et son efficacité est variable. Malheureusement, aucun traitement ne s’est avéré efficace chez toutes les personnes atteintes.

Les médicaments diurétiques et vasodilatateurs, obtenus sur ordonnance, peuvent être bénéfiques. Voir la section Prévention.

Le médecin procède parfois à l’injection de médicaments dans l’oreille interne atteinte, à travers le tympan. Il peut s’agir d’un antibiotique, habituellement la gentamicine. Ce produit détruit les tissus de l’oreille interne. Ainsi, le cerveau ne reçoit plus de signaux d’équilibre contradictoires, ceux-là mêmes qui causent les vertiges. Plusieurs injections sont parfois requises, selon la réponse au traitement. Il peut y avoir une période initiale de déséquilibre. En raison de la toxicité de l’antibiotique, le risque qu’il y ait détérioration de l’audition dans l’oreille traitée est d’environ 20 %. Ce traitement irréversible est réservé aux personnes qui ont des symptômes très invalidants.

Des corticostéroïdes, comme la dexaméthasone, peuvent aussi être injectés pour essayer d’espacer les crises ou de réduire les vertiges et les acouphènes résistants aux autres traitements. Contrairement à la gentamicine, ils ne sont pas toxiques pour les cellules.
Dans certains cas, les corticostéroïdes sont aussi utilisés pendant les crises, par voie orale ou intramusculaire (injections).

Un dispositif appelé générateur d’impulsions basse pression (Meniett®) peut être efficace chez certaines personnes. Il s’agit d’un appareil que l’on appose à l’entrée de l’oreille et qui émet des impulsions à basse fréquence. Ces impulsions faciliteraient l’évacuation du fluide présent en excès dans l’oreille interne. Le plus souvent, 3 séances de 5 minutes par jour sont prescrites pour contrôler les vertiges réfractaires2. Cet appareil est relativement efficace et a l’avantage de ne pas être invasif.

 

Exercices de rééducation:

Si les vertiges persistent entre les crises, il peut être utile de suivre des séances de rééducation vestibulaire avec un physiothérapeute ou un ergothérapeute. Ces séances permettent de compenser le mauvais fonctionnement de l’oreille interne et du vestibule (qui contrôle l’équilibre) grâce à divers exercices (avec un fauteuil qui tourne, des lunettes spéciales, etc.). Le physiothérapeute peut enseigner des exercices à faire chez soi qui permettront de réapprendre à garder l’équilibre. Les exercices consistent principalement à faire des mouvements de la tête et du corps pour corriger la sensation de perte d’équilibre. Ils entraînent le cerveau à utiliser des repères visuels et proprioceptifs différents pour maintenir l’équilibre et la démarche.

Appareils auditifs:

Lorsque les pertes d’audition sont importantes, des prothèses auditives peuvent aider à mieux entendre. Elles sont parfois difficiles à adapter, car la perte d’audition est souvent fluctuante chez les personnes atteintes de la maladie de Ménière. Consultez un audioprothésiste.

Traitements chirurgicaux:

Lorsque les autres traitements ne fonctionnent pas et que la maladie est très invalidante, une intervention chirurgicale peut être proposée. La chirurgie est habituellement réservée aux cas réfractaires et graves, car elle peut avoir pour conséquence une perte d’audition dans l’oreille traitée.

Décompression du sac endolymphatique. Sous anesthésie générale, on enlève la couche d’os qui entoure le sac endolymphatique, la partie de l’oreille interne qui contient les fluides (l’endolymphe), afin de permettre l’évacuation de l’excès de liquide. Cette intervention chirurgicale se pratique à l’arrière de l’oreille. Chez environ 1 personne sur 2, elle permet de réduire les vertiges de moitié au moins à court terme. Les résultats à plus long terme sont beaucoup moins bons. L’intervention comporte cependant un léger risque de perte d’audition, en plus des complications habituelles liées à l’anesthésie générale.

Section du nerf vestibulaire. Lors de cette opération, le nerf vestibulaire, qui sert à envoyer les signaux relatifs à l’équilibre de l’oreille interne vers le cerveau, est sectionné. Ainsi, il n’envoie plus de signaux ininterprétables au cerveau. Cette opération, efficace pour éliminer les vertiges, expose toutefois le patient à une perte d’audition permanente. Elle est donc rarement employée et est réservée aux cas extrêmes. Elle est aussi appelée neurotomie vestibulaire.

Labyrinthectomie. Cette intervention consiste à détruire complètement les composantes sensitives de l’oreille interne (le labyrinthe). Elle est la plus efficace pour traiter les vertiges, mais entraîne la perte complète et irréversible de l’audition. La labyrinthectomie est parfois envisagée dans le cas où les injections d’antibiotiques se sont avérées inefficaces, ou lorsque les fonctions auditives sont déjà très faibles et que les acouphènes et les vertiges sont très pénibles.

Conseils durant une crise

  • S’asseoir ou se détendre.
  • Fixer le regard sur un objet.
  • Bouger la tête le moins possible, car même les petits mouvements accentuent les symptômes.
  • Éviter la lumière vive.
  • Ne rien ingérer tant que les nausées persistent.
  • Privilégier le silence. Les sons de la télévision et de la radio deviennent irritants.
  • Ne pas lire tant que les symptômes persistent.
  • Rester calme et se reposer aussi longtemps que les symptômes sont présents.
  • Une fois la crise passée, noter les symptômes afin de mieux les décrire à son médecin.

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A bientot

Added 27/5/2011

blog en pause pour le weeh kend

 

 

Hé oui les amis...besoin de vacances!!!

Désolée les amis de bloguez pas le temps..

De passer vous faire un petit coucou..

Avant de partir..

 

Les amis visiteurs je compte sur votre visite..

A trés vite donc!!

 

Trés gros bisous a vous tous...

Faites comme moi profitez de la vie...

Tags : divers
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